9.8.09

AND THE SKY WAS ALL VIOLET THE MORE IT GETS VIOLET MORE VIOLENCE


WAITING BY THE TELEPHONE

ces journées lourdes à faire du grand n'importe quoi, se jouer de la gravité du réel. fini le temps où tu pensais uniquement à mélanger, distiller une poignée graines bourrées de codéïne. c'était la fébrilité de l'instant. cette chose qui inonde. tu t'fais chier depuis que t'es née. tu comptes non plus . t'as arrêté de compter y'a longtemps. ça pèse sévère. ça pèse partout sur toi. décrasser tout ça, ce plein qui colle a la peau. délavement progressif, tremblement sans vigilance. quand tu t'retrouveras seule là-bas, tu sais que t'auras à nouveau ce truc destructeur qui hâche la plus petit partie de toi. i was going to kill my heroin.but i changed my mind. quand on a vécu l'inoubliable impossible ou presque de son retour parmis les vivants. l'intro de she walks on me fout des frissons. quelquechose de méchament hors de l'entendement. un truc lanscinant qui prend des reins aux coudes et te fais te sentir en dehors du reste.une petite délivrance.comme une prescription, bout de papier tendu dans la main. déjà sentir l'arrière goût de ce qui va plaire & vite prendre fin.on s'apprête a vivre & soudain on recule. t'as semé quelquechose de violent & t'en a récolté les bleus.

PHOTO:NIKTE

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