5.8.11

WON'T LET THE CITY




PANIC IN THE STREETS OF LONDON



Du feu, du sang et de l'eau. on renverse ma ville préférée. pluie battante sur les débris d'un empire déchu. les gens sont devenus fous, confusion au milieu de l'albion. j'essaie de me dire qu'elle a vu pire. je ne suis pas de là mais je suis des leurs, intimement attachée au pays. j'ai peur de la destruction, des gens qui ne s'inquiètent que d'eux-même, du manque d'empathie et de la fragilité de la situation. partout ça peut exploser, mais heureusement il y'a la musique pour soulager, pour calmer ma conscience. on à ses propres guerres, ses propres combats. l'angleterre vit peut-être ses dernières heures de gloire. mais je la laisserai pas mourir toute seule.


PHOTO : MURDERPARTY

IT'S WRITTEN ALL OVER MY FACE


THE ONE I CAN'T HAVE. I KNOW IT'S OVER. EVERYDAY IS LIKE SUNDAY. MEAT IS MURDER. THERE'S A LIGHT THAT NEVER GOES OUT. SATELLITE OF LOVE (loureedcover). IRISH BLOOD ENGLISH HEART.

je ne me souviens pas de tout. c'est peu près ce qui me revient à l'esprit quand je repense à Morrissey, hier soir. parce qu'on osait à peine y croire, se dire un an auparavant que ça n'aurait pas été possible. on aurait pu en crever, gueuler à s'en niquer les cordes vocales, s'en foutre des gens autour. quand il arrive, on n'en revient pas. les bras tendus vers l'avant comme si on pouvait atteindre un ciel invisible. il entame The one i can't have et là on remercie on ne sait trop qui d'être là, on a les larmes aux yeux, on sourit à s'en péter la mâchoire. puis les voix passaient au-dessus de la musique quand There is a light... a commencé. foule de cinglés qui n'en peut plus, qui ne demande que ça, une communion avec un roi. la pluie n'éteint pas les ardeurs, les larmes se mêlent presque aux gouttes qui se densifient.puis être foutrement fière d'être militante, pour des causes qui en valent la peine, se dire qu'on a des personnes comme ça à nos côtés, qu'on est pas tout seul. être compris, c'est juste ça qui importe. des morceaux qui vous heurte tellement que s'en devient maladif, d'être touchée comme ça, par le malaise, des paroles qui résume bien la vie qu'on mène. alors, c'est avoir envie de faire un retour en 1983, de faire partie de ceux qui se promenaient avec des fleurs en poches, les jeter sur scène pour qu'il nous les renvoie. on peut dire ce qu'on voudra, quand les légendes se mettent à vous parler, vous planer loin, très loin et on était beaucoup hier soir à vouloir que ça ne s'arrête pas.

31.7.11

WEAREALLGOBACKTOBLACK


La voix est nacrée, aux sensibiliés acides. L'air bourré par les restes d'une consécration, sur les marches dorées d'un paradis que personne ne comprend jamais. C'est la tristesse, le moment de vérité qu'on s'empêcher d'entendre, parce que ça sonne faux, ça reste dans l'absolu. Alors, ça va manquer. Ça va manquer parce que c'était beau, tellement ravagé que s'en devenait superbe. Une dimension rare, quelque chose de sale mais de grandiose, qui laisse des marques, putains de traces indélébiles. Des plaies au couteau, des brûlures dans le dos, le gâchis d'un symbole. On en garde des séquelles, de jolis morceaux de peau gravés aux éclats d'argent. Pour beaucoup, ça ne fait rien. Pour d'autres, c'est la fin d'un mythe.
Parce que les génies meurent à 27 ans.