LADY WHERE HAS YOUR LOVE GONE? IT WAS THE ANTI-SEPTIC TO THE SORE
Sol encombré, avidité des bâtiments qui jalonnent le ciel gris, poussière croassante, sécheresse monumentale. tout est là pour te rapeller que la gratuité des imbéciles du monde est ici concentrée. tu marches, trajet sans musique, juste celle des klaxons, des phares luminescants, gavants puisque chaque soir c'est la même chose... cette autonomie monotomne t'angoisses, pire, elle t'emmerdes profondemment. cerveau désamorcé, compacté dans un amat de cartillages, commateux jusqu'au fond de l'oeil. il pleut, ou alors neige cendrée. neutre comme la nuit. jamais la nostalgie n'a été aussi grande. je n'suis ni calme, ni oppressée, ni transie, ni hésitante. j'aime juste quand les gens se taisent. portes closes & démarrage, à mes oreilles le bruit des gouttes a baissé d'un cran, moi je suis toujours avec le crâne vide & demain il faudra recommencer, se repeindre la gueule pour personne. je me fracasse simplement projettée au mur comme un reste. une balle à double choc, double aisance & filtration cardiaque. c'est comme si j'avais cessé d'être mienne. "and stop asking questions" . y'a comme quelque chose qui me colle, qui me rend muette d'incompréhension. les échapatoires se décomptent par milliers, tant qu'elles procurent l'instant de trop. sauf si après ça il reste encore un manquement dans le creux du ventre. puisque tu t'en fous. puisque ça n'te meneras jamais nulle part.
[M U S I C B O X / NO BUSES- ARCTIC MONKEYS]
[M U S I C B O X / NO BUSES- ARCTIC MONKEYS]

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire