5.10.08

"THESE NEW PURITANS IS EVERYTHING AND IN EVERYTHING"

Je m'attendais à quelquechose de transendant et j'ai été foutrement bien servie.
Du grand, du trés grand. review donc.





1. Une peur panique qui ai un truc qui flanche au départ, mais comme d'habitude, le bon déroulement des choses prend le dessus sur mon pessimisme. arrivée comme prévu de la troupe des trois, as usual. on débarque sur le trottoir du carré de la république, j'peux pas m'empêcher de sautiller dans tous les sens en gueulant après jean pour qu'il termine sa clope au plus vite, je tiens plus. (précision, nous sommes une heure quarante-cinq à l'avance sur l'heure du concert.) soit, une fois à l'intérieur, ça grouille pas de monde, c'est assez petit et acceuillant. et en remarquant le petitesse de la scène, on est obligé de se dire que ça va être beau. justement un groupe passe à l'instant, BATTANT, assez intéressant, avec une chanteuse gentiment charismatique et qui occupe l'espace à coups de talons et d'empêtrements dans les fils du micro. c'est donc assez pour qu'on aille se poser juste devant, premier rang, collés au baffles, le sol de la scène arrivant plus ou moins aux hanches, difficile de se dire que les puritains vont débarqués juste là d'ici une heure. BATTANT remballe ses câbles et laisse tout vide. on siffle nos verres de bières à vitesse vvprime, histoire de passer sa nervosité sur autre chose. au bout de l'attente et dans le brouahah généralisé, je sens la mère Victoire qui me presse la main "Bordel...y'a George regarde là juste à gauche". et en effet, l'exemplaire Barnett n°2 est tranquille en train de préparer le matériel. à l'instant même, j'ai l'impression de pas réaliser et de regarder une photo mouvante, il est putain d'impressionnant. mais c'est maintenant Sophie qui fait son apparition et bordel je lui envie cette classe et cette froideur apparente. je tremble et demande ma dose de potion magique (coke liquide. on aurait dû interdir la publication de l'égoïste romantique uniquement pour la description de ce mélange traître qui mène à la perdition de la langue française en un shoot & par la même occasion celle de votre mémoire à court terme. merci frédéric). toujours est-il que à peine remise de George qui se ballade toujours derrière sa grosse caisse, un nouvel arrivage nous parvient. Thomas. Et je penses que le choc de voir le jumeau n'était rien comparé à la claque que je me suis prise à la simple vue du bassiste. en gros t'as juste envie d'être Rosalie Cunningham une fois dans ta vie. ça résume assez bien. ils passent et repassent sur scène durant un bon quart d'heure, jouant les gros bras, portant sampler & compagnie. entre-temps, on a droit a un public qu'on peut qualifier de merdique. du genre parisiens-lillois-minettes-minets qui avaient dû se gourrer d'adresse, le concert des bbbrunes les p'tits gars c'est pas par ici que ça s'passe. l'un d'eux porte une veste en cuir noire avec Milk en gros dans le dos "Eh mec! mec! c'est Lucrate Milk que t'as dans l'dos?- Nan c'est Milk toutcourt" okay, trés bien, retourne chez ta mère. ça commence a chauffé léger, on tient plus en place, le monde afflue sévèrement, mais on est trés a l'aise ceci dit on a de l'espace vital, contrairement aux dernières calamités respiratoires des 'Shambles. on enchaîne conneries sur conneries, mais ça va vite cesser. extinction des feux, on voit rien venir. c'est le début de la fin, je penses qu'on est deux à se sentir crever.



2. Ils déboulent un par un. Effet voulu assez réussi, Jack arrive le dernier et j'avoues que je me prends la deuxième tarte mentale de la soirée. rien ne m'avait jamais vraiment ébranlée chez ce garçon, apart ses performances vocales. et là je suis forcée d'admettre que ça a tout à fait changé. une prestence dûe aussi à la remplaçante de la tuile dorée. il a opté pour une cote de maille noire qui fait resortir une maigreur affolante. Navigate, fallait s'en douter. Les titres se bousculent dans ma tête, je crois qu'on a droit à Swords, 16th Century, Elvis par la suite. Tout le côté gauche de la scène est vraiment insupportable, on les méprise, ils chantent et hurlent trop fort, ça devient assez gonflant. mais mon exaspération se dissipe presque aussitôt: l'intro de Attack Music. j'étouffe un cri, me retourne vers ma sainte-mère Victoire qui me regarde presque effrayée par ce trop plein de chance. Et c'est là qu'on reconnaît les gros incultes, comme par hasard, le tas de chiffons hurlants la ferme enfin, se demande "ouuuuh mé cé pas sur l'albeum saaa". eh oui, ça évidemment. ce morceau est une pure merveille, je suis en pleine extase, collée à l'ampli juste devant moi. ils vont continuer avec Costume, je penses mais c'est là que je commets une bourde dans le genre honteux. Jack est juste 30 cm devant moi, mon bras part tout seul, et je regarde ma main lui palper le bras et remonté vers sa manche. mais elle se retire vite fait, ce pauvre gosse me regarde l'air incrédule. il se relève l'air de rien, et moi je pries pour que mes bras nécrosent sur le champ. après ça, c'est trés vague, cette saloprie de coke liquide n'arrête pas de monter alors que j'ai fini mon verre depuis longtemps. Numerology, Colours, 4pounds, En Papier, FFF. c'est trés flou et je me souviens pas tout à fait de Infinity alors que bon sang c'est celle que j'attendais le plus. de voir thomas qui s'acharne avec un gros POUPOUMPOUM juste a côté de George qui est totalement frénétique. Le souvenir de la denrière phrase "infinity'snotfastasmeinfinity'snotfastasmeinfinity'snotfastasme.thankyou". je réalise que c'est la fin quand la guitare noire écaillée gît sur le sol et qu'ils repartent de la même manière qu'ils sont arrivés. ActeII terminé.

3. La partie la plus pénible pour mes compatriotes & moi-même, mais aussi celle qui me fait plus marrer actuellement. écoutez merde faut bien que j'en rigole. on sort directement, on attends prés de la porte de la sortie des backstages. on écrit sur le mur de la façade blanche. c'est joli. (et la séquence qui va suivre ne sont que des bribes qui trônent dans mon cerveau, à vrai dire on m'en a raconté les trois-quarts). vingt minutes plus tard, voir une demi heure au pire, Thomas arrive avec son attirail, il reconnait les deux andouilles qui m'accompagnent(ah! c'est vous les belges!), je lui demande où se trouve le petit Barnett. He's coming, he's in backstages. s'en suit des paroles incompréhensibles de ma part (itsse vairi isy(ly) tou spike wiv' iou) - Sorry she's drunk - Oh okay, but Jack can speaks french! - heyyyy jack you can speak french yeah?! - et là monsieur nous répond en français - je n'suis pas francophone. george marmonne un truc dans le dos de son frère. dessin signé, jack qui se souvient de "victoire from myspace", petit sourire timide et figé. j'ai oublié le portrait de "georghie" que j'ai fais y'a quelque temps, donc pas signature mais dans un sens tant mieux j'aurais été incapable de m'en rapeller après coup. et j'aurais aussi volontiers été muette pour cette partie de la soirée. ils montent tous dans le van, notre ami Peter Pan leur fait des signes de la main comme un gros attardé. la victoire se met à chialer, et moi je la console avec un sourire coller sur la gueule et assez ineffaçable, même encore à présent.




LE RESTE DES PHOTOS EST À VENIR.

3 commentaires:

ernestine a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Eoz a dit…

Et pourquoi tu racontes pas quand tu m'a vomis dans la main comme une grosse klèt ?
EH MEUF MEUF ! J PEUX AVOIR LA TEILLE DE FLOTTE ?
Ah quelle soirée mon pépére ! C'est toujours un plaisir avec toi, tu le sais bien. Toujours avec une zoé sur soi, surtout quand elle est sous la sainte étoile !
Si tu sors n'oublie pas ton camailoüaly !

Eoz a dit…

OUH BRAAAAAS FEMMEU !