2.9.08

FOUR THOUSAND HOLES IN BLACKBURN LANCASHIRE

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YOU SMOKE YOUR CIGARETTE DOWN TO THE BONE

Ces putains de dernières choses à ronger. avant l'éclatement final. je n'aurais que fait traîner, prolonger la détente. c'est passé trop vite, sans que la mise en marche ne soit assimilée. alors on dégluti mal, c'est à s'étrangler en accord. on a plus qu'à défaire et refaire une petite manie indispensable. au fin fond, quand on essaie de retracer le dérapage, là où tout à commencer à glisser, c'est l'essai d'amortir la chute. revenir sur la seconde de trop qui est venue frapper des deux côtés, m'attraper dans la nuque et s'échapper pour laisser des bosses. avec la sale impression de ne pas faire partie de la même époque. c'était gang of gin qui venait m'aider. tout du moins pour l'instant, c'est à l'identique. à combler l'inertie de tes mains, chaud dedans et trop de froid sur les coins de la paume. la sagesse s'écartelle, n'est plus qu'un démembrement qui hurle, s'affaisse et enfin se pose en molle atteinte. j'ai repris ce petit malaise, qui attend et remet en branle les envies de sac trop rempli, de ticket de train mordillé. tasses de thé froid, livres ouverts à toutes les pages cornées, là où on veut garder une empreinte des mots qui ont secoué de l'intérieur. all the memories of the pubs and the clubs and the drugs and the tubes. je crois que je n'voulais plus en parler mais quand tout s'y rapporte. sur les dernières écrasées dans le cendrier, traces de rouge à lèvres rosâtres. elles datent de 5h du matin. la dernière gorgée, et fait resortir les larmes aux yeux, croulantes & tièdies par la nuit brouillée d'un bruit constant. c'est à chaque fois les rois des petites souffrance qui m'attirent à eux, et calment un peu.

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